art primitif africain


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Musée arts primitifs - art africain

CONGO BELGE

masque africaine
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Tél : 06 41 18 22 22

 
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Katanga

de 1972 à 1997 Shaba
 
Région administrative la plus méridionale de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre).
Superficie : 496 965 km2
Population : 3 874 019 hab. (recensement de 1984)
Chef-lieu : Lubumbashi
 

GÉOGRAPHIE


Le Katanga est formé surtout de hautes terres qui comportent des plateaux s'étageant de 1 000 m à l'O. à 2 400 m au S.-O., et des massifs vigoureux (monts Kibara, Bia, Marungu, etc.) qui dominent des fossés profonds occupés par des lacs (Upemba, Moero, Tanganyika). Des soulèvements et des cassures au cénozoïque ont accentué ces contrastes. Le climat, rafraîchi par l'altitude, comporte une saison sèche de 5 à 7 mois. La végétation est une forêt claire aux petits arbres à feuilles caduques dominant un tapis graminéen. La population comprend au S. les Lundas et au N. les Loubas, qui se formèrent en royaume dès le XVe s. Une forte migration rurale a donné naissance à une série de villes d'origine minière : Lubumbashi, Likasi, Kolwezi, Kamina. Le maïs, les arachides et le manioc sont les cultures vivrières de base ; le haricot joue localement un rôle important. Les lacs sont des lieux de pêche active. L'élevage se pratique de manière traditionnelle (bovins) et aussi dans de vastes ranches. Mais la richesse du Katanga provient de son sous-sol – gisements de cuivre surtout (10 % des réserves mondiales), de cobalt (40 % des réserves mondiales), de manganèse, d'étain, de plomb et d'uranium, qui ont induit une industrialisation assez poussée : métallurgie principalement, chimie, matériaux de construction, tissus, minoterie, brasserie. La situation excentrée et le fort enclavement de la région a nécessité la recherche de débouchés maritimes étrangers (Lobito et Beira).
 

HISTOIRE

Le travail du fer et du cuivre fit la prospérité de la région à partir du VIIIe s. L'essor agricole permit la création de royaumes dans la vallée de la Lualaba. Le premier Empire Louba, créé avant 1490, s'étendit au cours du XVIe s. vers la frontière de l'actuelle Zambie. L'Empire lunda, à cheval entre le Katanga et l'Angola, visant au contrôle des mines de sel et de cuivre de la région, fut à son apogée aux XVIIe et XVIIIe s. Vers 1750, le royaume lunda de Kazembé s'en détacha et s'étendit grâce aux fusils venant d'Europe. Cecil Rhodes et Léopold II firent rechercher de l'or dans la région. Le Katanga, annexé à l'État indépendant du Congo après 1884, fut exploité à partir de 1906 par la Compagnie du Haut-Katanga pour le cuivre. Lorsque le Congo devint indépendant (1960), le Katanga fit sécession (1960-1963) sous l'égide de Moïse Tschombé, soutenu par la Compagnie. En 1978, les Français sont intervenus à Kolwezi pour évacuer les Européens encerclés par les forces du Front national de libération du Congo (F.N.L.C.), venues de Zambie
 
Au moment de l’assassinat de Lumumba, René Grosjean était membre du Bureau-Conseil du Katanga et enseignant à l’université de Lumumbashi. Collaborateur de René Clemens. Le témoin peut apporter des informations sur le bureau- conseil, sur le professeur Clemens et sur Tshombe. Les questions suivantes sont importantes : — Le fonctionnement du bureau-conseil. Avec quelles instances belges Grosjean était-il en communication régulière ? — Quel était le rôle et l’action du recteur de l’Université de Liège, Dubuisson, dans le cadre de la sécession katangaise ? — René Grosjean s’est rendu avec Jacques Brassinne à Bakwanga au début décembre 1960. A-t-il rencontré Kalonji ? Joseph Ngalula ? Quel était l’état d’esprit de Kalonji envers Lumumba ? A-t-il été question avec Kalonji d’un transfert de Lumumba ? — Vandewalle, lorsqu’il était à Elisabethville, participait- il aux réunions quotidiennes du bureau-conseil ? Pourquoi ? — Le 17 janvier vers 19 heures se tient une réunion d’urgence chez Clemens ? Qui participe à la réunion ? Quel était le but de cette réunion ? Quelles furent les décisions prises lors de cette réunion ? S’il n’y en pas eu, pourquoi s’être réunis ? — Lors de cette réunion, selon Jacques Brassinne, Wéber aurait dit : « on le voulait, on l’a eu…et maintenant on est bien emmerdé ! ». Que voulait-il dire par là ?— Il est clair que Clemens est au courant de la mort de Lumumba dès le 18 janvier. Que fait-il de cette information ? Et quand Grosjean apprend-t-il la mort de Lumumba ? Lors de la réunion du Bureau-Conseil de ce jour ? — Selon Grosjean, que s’est-il passé le soir du 17 janvier ? Comment s’est opéré le processus de décision qui a conduit Lumumba à la mort ? Quel fut le rôle de Tshombe ? — Aujourd’hui, la thèse d’une exécution en brousse semble s’imposer, mais un certain nombre d’indices invitent à penser qu’il pourrait peut-être s’agir d’un deuxième scénario inventé. Lumumba et ses compagnons seraient-ils alors morts dans la maison Brouwez ? Qu’en pense le témoin, et quels sont les éléments qui soustendent ses affirmations, puisqu’il n’était pas présent au moment des faits ?
 

Loi Fondamentale


 
Elle est mise en oeuvre le 19 mai 1960. Le Parlement central de Léopoldville comprend 2 Chambres dont une Chambre des Représentants élue au suffrage universel (137 membres) et un Sénat de 87 membres désigné par les Assemblées provinciales (à l'instar des Institutions belges). Les 259 articles d’importance inégale comportent un certain nombre de mesures transitoires pour amener à l'Indépendance du 30 juin 1960.
 
Si les schémas organisationnels apparaissent satisfaisants, l’ensemble du pays suit avec un certain retard. La situation ne cesse de se détériorer : l’autorité belge (très bridée) ne s‘exerce plus, les impôts ne rentrent plus. Faute de ressources financières, de nombreux employés sont licenciés et renforcent la cohorte des mécontents. Les militaires ne vont pas tarder à être "lâchés" également.
 
Il y a distorsion totale entre les administrations belge et congolaise qui, le 30 juin, "bombarde" des adjoints fantoches aux tâches qu’ils doivent assumer. D'importantes difficultés surgissent pour former le gouvernement congolais. Les élections de mai 1960 voient la victoire relative du MNC Lumumba.
 
Ministre des Affaires Coloniales, M. Ganshof Van der Meersch hésite entre Lumumba et Kasavubu. Après de longues et difficiles tractations, on aboutit à un gouvernement bicéphale : Kasavubu est élu chef de l’ État par 159 voix contre 43 alors que Lumumba est élu chef de gouvernement deux jours auparavant, par 74 voix pour, 1 contre, 5 abstentions et 57 absences de la Chambre, 60 voix pour, 12 contre et 8 abstentions au Sénat. Les ancestrales palabres ressurgissent.
 
C’est dans cette atmosphère de bousculade politique que l’ Indépendance est proclamée. Jusqu’alors, les luttes tribales sont contenues par la Force Publique dont le général Janssens garantit le loyalisme (à la Belgique). La sédition de la Force Publique aux mains des Congolais ne permet plus de contenir les forces explosives. C'est le chaos. Ce sont les émeutes et les massacres de juillet 1960
 
La non reconnaissance de l’ONU empêchera la Belgique de l’appuyer autant que l’auraient voulu les groupes financiers. Il faut savoir que le Katanga produisait de la pechblende dont on tire l’uranium et le radium. Les Américains, gros consommateurs et principaux acheteurs ne voulaient pas de l’ Indépendance du Katanga sous l’égide de la Belgique. D’autre part la France lorgnait vers ce pays qui, 26 fois plus grand qu’elle, regorge de richesses minières incalculables. L’ONU refusa donc de reconnaître le Katanga et envoya même des troupes pour rétablir le régime de Léopoldville. En 1963, Moïse Tshombe devra reconnaître la fin du nouvel état.
 

 
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La mise au pas du Katanga


 
Le 28 janvier 1961, par une lettre adressée à Dag Hammarskjöld, le président Kasavubu et le nouveau chef du gouvernement, le président du « Collège des Commissaires généraux », Bomboko, réclament, pour la seconde fois, l’assistance militaire de l’ONU pour réduire les « gouvernements de fait » provinciaux. Mais l’orientation politique du pouvoir central s’est modifiée après l’élimination de Lumumba : les gouvernants de Léopoldville n’entendent plus agir contre le Katanga, dont ils tiennent désormais le gouvernement pour « légal », mais contre les Exécutifs de la Province orientale et du Kivu, qui sont d’obédience « lumumbiste ». Le président Kasavubu demande que « les forces des Nations unies interviennent, au besoin par la force, pour rétablir les autorités légales dans leurs attributions ». La résolution du 21 février 1961 du Conseil de sécurité semble répondre exactement aux vœux de Léopoldville : les forces de l’ONU « pourront avoir recours à la force, si besoin est ». Mais la force, loin d’être utilisée contre le « gouvernement de fait » d’Antoine Gizenga, à Stanleyville (Province orientale), le sera, à partir des derniers jours d’août 1961, contre le « gouvernement légal » katangais de Moïse Tshombe.
 
L’adoption de la résolution du 21 février 1961 ouvre, en réalité, une seconde phase dans l’action des Nations unies. L’aggravation des risques de conflit interne à la suite de l’assassinat de Lumumba conduit le Conseil de sécurité à enjoindre aux « autorités responsables des Nations unies » de prendre immédiatement « toutes mesures appropriées pour empêcher le déclenchement d’une guerre civile au Congo ». Le 15 avril 1961, l’Assemblée générale, « gravement préoccupée par le danger de guerre civile », confirme la politique de l’Organisation. Le 25 août, Sture Linner, l’un des hauts fonctionnaires chargés de l’opération des Nations unies au Congo, déclare publiquement que « l’ONU soutiendra toute politique qui tend à faire rentrer le Katanga au sein du Congo ». De fait, une action coercitive est bientôt mise en oeuvre par la Force des Nations unies, le plan « Rumpunch » qui permet d’expulser, par surprise et sans effusion de sang, les mercenaires étrangers. À partir du 13 septembre 1961, les unités de l’ONU passent à l’offensive afin, selon le représentant de l’ONU au Katanga O’Brien, de réduire manu militari la sécession katangaise.
 
L’opération aurait dû aboutir à l’arrestation des membres du gouvernement du Katanga ; elle connaît un échec sanglant. La résolution du Conseil de sécurité du 24 novembre 1961 lève alors les ultimes équivoques : elle prévoit expressément l’usage de la force « contre les mercenaires » et permet d’entreprendre une action de grande envergure contre le Katanga. Celle-ci, qui se déroule du 5 au 18 décembre 1961, est cette fois un succès complet. L’ultime épreuve de force se jouera du 28 décembre 1962 au 21 janvier 1963 : les Nations unies, prenant pour prétexte des incidents suscités par la gendarmerie katangaise, parviendront à évincer Tshombe et à mettre fin à la sécession du Katanga.
 
L’intervention coercitive de l’ONU dans l’affaire du Congo revêt un caractère exceptionnel dans le monde divisé de la guerre froide. Elle résulte d’une conjoncture elle- même exceptionnelle : une fois passée la phase des anathèmes et des gesticulations sur la scène de la diplomatie publique, les deux « Supergrands » ont conclu une trêve sur le dossier du Congo, dont les « sécessionnistes » d’Élisabethville font les frais. Un très éphémère consensus soviéto-américain a permis, pour un temps, de tenir hors de la guerre froide ce Congo devenu un enjeu international.
 

Congo 1960


 
Le 30 juillet 1960, le Congo devient indépendant après plus de 80 ans de colonisation. Joseph Kasavubu est élu Premier Président du Congo et Patrice Lumumba en devient le Premier Ministre.
 
Voulant asseoir le plus vite possible leur pouvoir, les autorités congolaises décident de remplacer les officiers belges commandants la Force Publique, par des officiers congolais. Ce que refuse le Général Janssens alors à la tête de la Force Publique.
 
Une rébellion éclate parmi les soldats congolais, forçant les Belges à fuir et à se réfugier dans la province du Katanga qui leur est restée favorable. La situation devient vite incontrôlable. Des rumeurs font état de meurtres, de viols et de génocide.
 
Dès le 8 juillet, les premiers Belges quittent le Congo. Le Gouvernement belge décide d’intervenir en envoyant des troupes pour assurer la sécurité de ses ressortissants.
 
Le 10 juillet, le 1er bataillon de soldats belges atterrit au Katanga, bientôt rejoint par des compagnies de marche formées par d’autres unités. Ce sont ainsi environ 10.000 soldats qui procèdent à l’évacuation de 40.000 ressortissants dont beaucoup ne reviendront jamais au Congo.
 
Sous la pression des Etats-Unis et des Nations Unies, les troupes belges sont remplacées fin août par des casques bleus originaires de différents pays africains, de l’Irlande et de la Suède.
 
Cinquante-huit de nos soldats perdent la vie au cours de cette période particulièrement troublée de l’Histoire du Congo.
 

 
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Le Katanga contemporain


 
Le simple mot de "Katanga" réveille souvenirs et muettes interrogations car la géographie de cette zone passe en premier lieu par sa nomination : au cœur de l'Afrique, à cheval sur l'équateur, l'actuelle République Démocratique du Congo (RDC) fut tour à tour le Congo belge puis le Congo-Kinshasa puis le Zaïre. Véritable géant de l'Afrique, vaste comme 5 fois la France, il est constitué de provinces dont la plus méridionale, le Katanga. Bref état entre 1960 et 1963 à l'issue d'une sécession dirigée par Moïse Tschombe, le Katanga devient durant la période mobutiste (1965-1997) le Shaba, la "zaïrisation" rappelant que sa principale richesse est le cuivre.
 
Aujourd'hui, le Katanga, plus vaste que la France, n'est reliée à la capita le Kinshasa (8,5 millions d'habitants) située à 2000 km de forêts, que par avion. Riche de ses minerais (cuivre, cobalt, zinc, mercure, émeraude), elle compte plusieurs villes importantes, Lubumbashi (1 million d'habitants) la capitale dite aussi "Capitale du cuivre", ancienne Elisabethville fondée en 1908, Kolwezi, Likasi ou encore Kipushi, toutes dominées par les industrie minières. Hélas, ces richesses souterraines ne sont pas synonymes de bien-être pour les populations puisque cet immense pays subit entre 1996 et 2002 une guerre civile dite "première guerre mondiale africaine" qui entraîna des déplacés et des morts par millions et 10 000 enfants sous l'uniforme dans une violence totale et déstructurante. Aujourd'hui, malgré les accords de paix, les élections, la présence d'une force internationale, certaines zones vivent toujours dans la peur de l'irruption de bandes armées, des déplacements forcés, des viols et des tueries.
 
Le Katanga ne le vit pas sur son sol mais a connu la violence des soldats étrangers qui détruisent et tuent, la flambée des violences inter-ethniques, le retour d'enfant-soldats. Les jeunes écrivains présents ici ont encore le vif souvenir d'une histoire qui n'a pas de terme sûr. Leurs mots jaillissent d'un désordre qui est politique, social, économique avant d'être culturel et langagier. Lye M.Yoka, enseignant à Kinshasa, analyse ainsi les stigmates de la guerre :
 
La RDC, soi-disant deuxième pays francophone du monde [60 millions d'habitants], est plus que jamais enclavée culturellement, et les chants, autant que les élans de l'intérieur, parfois fort prometteurs, franchissent à peine les frontières. Le contexte politique et économique délabré conjugué au règne prépondérant de l'informel et de la débrouillardise a non seulement profondément déstructuré la pensée et l'initiative des matrices et des moteurs essentiels de la société, mais aussi défiguré l'image du pays.
 
Une autre violence invisible circule en Occident, celle des "silences violents et meurtriers" de la communauté internationale dénoncés par le critique Jano Bakasanda.
 
Issu de rencontres avec des étudiants, des écrivains et les divers acteurs de la vie culturelle de Lubumbashi, cet ouvrage voudrait montrer que toute pensée n'est pas déstructurée, que le désastre n'a tué ni le pays, ni ses membres, ni le langage qui reste disponible pour quiconque désire s'en emparer et le forger, le courber, le ciseler ou le broyer avant de partager l'espace qu'il aura permis de créer. Architectes de ces espaces de deuil, de révolte, de transmission ou de destruction, les quatorze auteurs présentés ici ne représentent qu'eux-mêmes. Leur diversité est pour nous le signe d'une indocilité garante de la vie et nous pensons que cette francophonie katangaise, aux confins extrêmes d'un espace vu depuis la France comme cohérent mais dont le centre est en pratique en Afrique de l'Ouest, mérite de trouver une digne place dans la production littéraire mondiale. Ces nouvelles, placées sous le symbole des éclats, peuvent être lues comme différents fragments d'une identité réduite au tâtonnement ou comme ces étincelles qui jaillissent dans la nuit : aucune d'elle n'éclaire, aucune n'est brasier seule mais ensemble elles produisent cette gerbe qui force l'admiration et perce les ténèbres. Elles ne surgissent pas d'un champ désertique car ce Katanga lointain connaît une production littéraire variée dont nous dessinerons rapidement les contours.
 

 
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Le Katanga littéraire


 
Le Katanga, bien que proche de l'anglophone Zambie, reliée plus facilement à l'Afrique du Sud qu'aux autres provinces congolaises, appartenant à l'aire linguistique swahilie, cultive sa francophonie d'autant plus que celle-ci masque en partie la diversité ethnique qui n'est pas toujours bien vécue. Lubumbashi, la ville du Congo qui compte le plus de diplômés, bénéficie de la présence de bien des acteurs culturels qui, à contre-courant de la vision utilitariste commune qui n'accorde d'attention qu'à ce qui fournit des dollars, prennent la plume, participent à des rencontres, cherchent à développer les activités intellectuelles. En dépit de conditions matérielles que l'on qualifierait de désastreuses et de cadres institutionnels ou associatifs peu à même de fournir l'émulation nécessaire, de nombreux textes circulent, sont joués, dits, commentés, parfois imprimés. Les cercles d'écrivains aux titres programmatifs de la Pléiade, du Cercle littéraire rénové, de la Caverne des jeunes poètes, se réunissent à l'Alliance franco-congolaise, à l'espace francophone de la Halle de l'Etoile. Sans vraie reconnaissance institutionnelle, ils persévèrent, offrent des spectacles poétiques, organisent des concours, animent des conférences, participent à des émissions radiophoniques ou télévisuelles. La presse katangaise, qui compte 60 titres, permet à certains écrivains de développer des points de vue ou de publier des poèmes. L'édition, dans le vrai sens du terme, n'existe pour ainsi dire pas mais les écrivains pratiquent une autoédition assez efficace pour donner une certaine visibilité à leurs travaux à défaut d'un statut d'auteur reconnu par une instance de validation.
 
L'université, ouverte par les Belges en 1956, compte 16 000 étudiants et plusieurs de ses anciens membres enseignent actuellement dans des universités étrangères. Georges Ngal, Nkashama Plus Ngandu, Yves-Valentin Mudimbe, Julien Kilanga, qui ont quitté Lubumbashi, sont des poètes, des romanciers, des philosophes et des critiques littéraires installés aux USA et en France.
 
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